Cape and Cape maison de thé africaine

Voici un moment que je n’ai rien publié sur le blog. J’ai été très pris par le boulot pour le moment et le soir, je dois travailler sur plusieurs projets personnels très chronophages mais je ne vous oublie pas! Heureusement, pour m’aider à garder le cap (-e and cape), j’ai mon tea-friend B. qui a accepté de rédiger un article à ma place! Voici donc un excellent compte rendu de sa visite à la boutique Cape and Cape de Paris.

Je veux être clair sur le fait que tout ce qui suit à été rédigé par B. et non par moi. Si l’article vous plait, c’est lui qu’il faudra féliciter!

Lors de mon dernier passage à Paris, je me suis rendu à la maison de thé africaine Cape and Cape suite aux conseils de mon ami, qui tient ce merveilleux blog (il est préférable que je le complimente si je veux pouvoir continuer à y contribuer).

Il était en effet tentant d’essayer ce type de boutique étant donné que cela ne court pas les rues et que les thés africains sont encore méconnus bien qu’ils ne datent pas d’hier.

En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les premières plantations de thés en Afrique datent déjà du milieu du 19e siècle. Il s’agissait de plantations davantage expérimentales et l’envol de la culture du thé africain date des années 1920. La culture y est assez intensive avec un rendement de 2 tonnes l’hectare par an alors que, par exemple, la Chine n’est qu’à 0,7 tonne. A titre d’illustration, le Kenya est aujourd’hui le 3ème pays producteur mondial de thé avec 340 000 tonnes par an !!

Si l’Afrique est connue pour produire du thé noir, ce qui est très majoritairement le cas, de nouvelles expérimentations sont tentées depuis peu, avec aussi bien du thé blanc, vert que semi-oxydé. Ces tentatives proviennent principalement du Kenya et du Malawi, seuls pays africains à proposer à l’heure actuelle du thé de plus haute qualité.

L’Afrique est bien entendu aussi connue pour le rooibos mais il ne s’agit pas de thé bien que nous l’appelons en Europe « thé rouge », à tort. Le rooibos est en effet une plante à part entière (l’aspalathus linerais) poussant exclusivement en Afrique du Sud sous la forme d’un buisson allant d’1 à 2 mètres de hauteur. Le rooibos est réputé riche en minéraux, vitamines et antioxydants.

Après ce brillant résumé des cultures de thé et rooibos en Afrique, revenons-en à nos moutons avec la boutique Cape and Cape. Cette maison de thé a été fondée en 2012 et tire son nom du concept suivant : proposer des thés et des roobois de toute l’Afrique, du Cape Blanc en Tunise à Cap Town en Afrique du Sud.

Je dois avouer que j’étais assez sceptique ou plutôt craintif avant de tester cette boutique. Tout d’abord, parce que Cape and Cape semblait proposer une grande majorité de produits parfumés ce qui m’attire d’emblée moins, mais également parce que la réputation des thés africains est encore à faire. Si certains jardins ou régions (Satemwa, Thyolo) commencent à se faire un nom, les thés africains sont souvent stéréotypés comme des thés noirs de basse qualité.

Je dois cependant dire que le peu d’expérience que j’avais avec les thés africains était assez positive. Outre le rooibos bien entendu (dont j’aime le Paul & Virginie de Dammann Frères), j’avais déjà goûté du thé noir Rukeri du Rwanda (très bon rapport qualité prix, toujours de chez Dammann) ainsi que le fameux thé violet Extra Rich Purple et le thé sombre du Malawi « Satemwa Darck Tea », tous deux vendus par Palais des Thés, le 1er étant en réalité un thé vert riche en anthocyane comme le murier, au goût intéressant avec des notes d’amende, et le 2ème, qui outredes notes classique de pu erh shu, reprend des notes d’argile et d’autre plus douces et sucrées, moins courantes pour cette couleur de thé et très agréable.

C’était donc avec ce peu de bagages africains que je suis rentré chez Cape and Cape. La boutique est colorée, dépaysante et invite clairement au voyage. Quant au vendeur, il a travaillé dans de grandes maisons de thé à Paris (Mariage Frères, Palais des thés,…). En discutant avec lui, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait d’un grand connaisseur de thé en général, qui plus est sympathique, me fournissant des conseils et des cadeaux afin d’en découvrir plus sur les thés africains.

En boutique, vous pourrez y trouver majoritairement des produits parfumés (thés et roobois) ainsi que quelques thés et rooibos d’origine. Il est possible d’en déguster certains sur place ou à emporter. Des coffrets à composer soi-même de différentes petites boites de thés et rooibos sont également proposés à la vente. Attention toutefois, les thés en vrac ne sont malheureusement pas vendus en plus petite quantité que 100 grammes !

  

J’ai dégusté sur place un thé noir le « Mawali Lake » au goût assez intéressant, boisé et doux, se rapprochant d’un oolong fortement oxydé. J’ai donc craqué pour 100 grammes de ce thé. J’ai également pris une petite boite de thé vert, le « Thyolo garden » ainsi que deux thés semi-oxydés à partager avec le génial concepteur de ce blog : le « Livingstone Twist and Dry » (de Satemwa tiens donc) et le « Oh Thyolo », tous deux provenant du Malawi. Preuve que le vendeur connaît son sujet, lorsque je lui ai dit que je voulais les faire au gong fu cha, il me conseilla plutôt  de faire le Livingstone en théière classique à l’occidentale, car il s’y prête mieux et j’aurai ainsi une seule et meilleure infusion. Quant au Oh Thyolo, pas de soucis pour le faire en multiples infusions.

J’aurais également aimé tenter leur thé blanc du Malawi, le « Yera » mais il fallait en acheter 100 grammes minimum et mon budget a déjà été suffisamment outrepassé. De ce que j’ai pu voir et des dires du vendeur, il ressemble assez fort à du Bai Mu Dan. En parlant de thé blanc, ils doivent bientôt recevoir l’équivalent africain des Yin Zhen !!

Enfin, ils ont également du thé fumé et du thé sombre, ce dernier provenant également de Satemwa, il pourrait donc être identique à celui vendu par le Palais des thés.

Passons aux rooibos. Sur place, j’ai pu en déguster un parfumé dont le goût évoquait celui de la mangue, il était très bon et rafraichissant. Il s’agissait en réalité d’un fruit africain appelé Marula, connu pour être le fruit des éléphants. Ma copine préférant les infusions et autres produits parfumés, elle s’est laissée tenter par une petite boite de rooibos pomme caramel, le « Capricious tatin » et s’est faite offrir du Roiboos fraise vanille, le « Sha Shap ! Bon Bon ».

Conclusion :

Je dois bien avouer que j’ai été conquis. La majorité des produits vendus sont effectivement parfumés (et bons pour ce que j’en ai goutés), mais les quelques thés d’origine valent le détour. Et quel plus grand plaisir pour un amateur de thé que de découvrir de nouvelles plantations, et les comparer avec les plus connues? Je vous recommande donc de foncer chez Cape and Cape si vous allez à Paris et dans le cas contraire, il est toujours possible de passer commande sur leur site web. Les thés africains sont en général assez intéressants au niveau du rapport qualité prix. Hâte que le tenancier de ce cher blog teste les thés africains que je lui ai ramenés et en fasse de supers articles!

Retrouvez le site web de Cape and Cape ici: http://www.capeandcape.com/fr/

 

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