Sri Lanka (1)

Le Sri Lanka est une île de 65 610 km² se situant dans l’océan indien à 31km au sud de l’Inde. Le climat y est chaud mais humide, le pays est soumis aux moussons. C’est l’endroit parfait pour produire du thé!

 

Que-sais-je de thé à Sri Lanka:

Bien qu’introduit en 1860 par James Taylor à Loolecondera, le thé ne prend son essor qu’en 1869. Avant, c’était le café qui était la star de Ceylan mais une maladie des caféiers – due à un petit champignon au nom barbare: Hemileia vastatrix – a tourné à la pandémie. Ce fut la fin des exploitations de café. Celles-ci furent brûlées pour laisser place aux théiers qui depuis prolifère sur l’île et sont devenu le pilier de l’économie sri-lankaise. Tant et si bien que depuis le départ des anglais en 1975, c’est le gouvernement sri-lankais qui gère l’économie du thé sur l’île. Grand nombre des plantation furent nationalisées dans l’optique d’optimaliser le rendement. Nous noterons que dans le cas occurrant quantité ne va pas toujours de paire avec qualité.

Troisième producteur au monde et premier exportateur, ce pays produit principalement du thé noir. Ancienne colonie néerlandais et puis anglaise – connue également sous le nom de Ceylan jusqu’en 1972. Sri Lanka s’inscrit, comme l’Inde, dans la tradition britannique du thé liée à la Compagnie des Indes Orientale. Les thés produits là sont le plus souvent hachés dans une machine appelée rotorvane ce qui les abime considérablement. Les thés en feuilles entière sont minoritaires. On parlera pour ceux-ci d’O.P. ou encore Orange Pekoe: le mot « Orange » est à rapprocher de la Maison d’Orange à la tête des Pays-Bas à l’époque où se pays pratiquait le commerce et le transport de thé vers l’Europe. « Pokoe » est une dérive du chinois « duvet blanc » en rapport au duvet des bourgeons de thé. Avec le rotovane on aura bien plus de B.O.P. (Boken Orange Pekeo) que d’O.P. Néanmoins si la feuille ne subit que le premier tamisage et n’est pas passée dans le rotorvane, il n’y a qu’une séparation dans les grade, les feuilles sont refroidies et ne subissent pas la chaleur due au frottement dans le rotrovane qui active la fermentation et nuit à l’arôme. La feuille n’est roulée qu’une fois, elle est moins brisée. C’est un thé de qualité supérieure travaillé séparément et vendu sous appellation F.O.P « Flowery Orange Pekeo »

Cependant à Sri Lanka, l’élément qualitatif du thé est avant tout la hauteur à laquelle il pousse. Il y en a trois catégorie:

-les Low Grown: inférieur à 600m,

-les Mid Grown: entre 600 et 1200m,

-les Higt Grown: suprieur à 1200m (jusque 2300m).

On considère souvent que les plus les jardins sont hauts,plus le thé est de bonne qualité. Cette classification est à l’aune d’une tradition immuable dans le monde du thé à Sri Lanka. À la chambre de commerce de Colombo les thés sont vendus aux enchères selon une organisation précise : les Low Grown les lundi, les Higt Grown les mardi et les Dust (poussière) les mercredi sous l’œil attentif des Tea-brokers qui travaillent pour l’état.

Il y a six régions principales productrices de thé: Galle, Ratnapura, Kandy, Nawara Eliya, Dimbula et Uva. Les saisons et moussons variables sur cette île influencent la qualité du thé. aussi chaque région aura des saison de qualité différente: pour Nuwara Eliya, de janvier à avril. Pour les Uva, mai, juin juilliet. Pour Dimbula de Janvier à mars. Partout à Sri Lanka le thé sera récolté à la main par des femmes que se transmettent de mère en fille le geste juste afin de mener à bien cette opération.

C’est à la capitale Colombo que s’effectuent les ventes; les plantations, elles, se situent elle dans les montagnes. Quand on quitte Colombo et les régions de Low Grown (Ratnapura, Kandy et Galle) il faut traverser des rizière, des forêts et des plantation d’hévéas avant d’atteindre les première plantation de thé des Mid Grown. Il faut encore monter un peu pour arriver dans le domaine des Hight Grown. C’est la plantation Talawakelle dans la région de Dimbulla qui est la première sur la route. Celle-ci est célèbre pour  son Tea Research Institute où on travaille à l’élaboration de nouveau cultivar. Dans cette même région de Dimbulla on rencontre des plantation aux noms célèbres: Torrington et Glassaugh. À Uva nous retrouvons également des platation de renom: Aislaby, Uva Highland, Neluwa et Saint-James.
La partie la plus élevée de Sri Lanka est Nawara Eliya où trouve l’immense manufacture de Pedro Estat. Là sont produits certains des meilleurs thés de Ceylan.  Nuwara Eliya présente l’avantage d’être au sommet de l’île avec, en contre-bas, Dimbula à l’ouest en contrebas et Uva au sud est. Cette région produit des thés d’excellente qualité toute l’année malgré les moussons.

Le nom de Thomas Lipton demeure lié à Ceylan, né à Glasgow en Irlande, il part au USA à l’age de 15ans. Aprés avoir amassé une petite fortune, il achete des terres à Sri Lanka pour y planter des théiers. L’exportation du thé vers l’Angleterre permettra la popularisation de ce produit dans la classe ouvrière et vaudra à Lipton le succès que nous lui connaissons aujourd’hui. C’est entre Uva et Nawara Eliaya que se trouve l’ancienne plantation de Thomas Lipton – aujourd’hui connue sous le nom de Dambatenne – où on peut encore visiter son bungalow.

 

Le thé de Ceylan en Tasse:

Vous reconnaitrez les meilleurs thés de Ceylan F.O.P. par des caractéristiques qui leur sont propres. Les saveurs oscilleront entre l’acidité et l’amertume, les notes se présenterons comme mièlées, bois ciré, maltées mais également plus gourmandes-épisées: cacao, muscade, cannelle. La texture sera marquée par un fine instringence qui assure un bonne longueur en bouche.
À Sri Lanka, il n’y pas de véritable tradition du thé comme en Asie de l’est. On boit généralement le thé à l’anglaise (colonialisme oblige). Le mieux reste donc de le préparer en théière à température relativement haute (85 à 90°).

 

Pour plus d’information sur lethé à Sri Lanka consultez le livre: Finkoff M., Mes Jardins de thé, voyage dans les plantations de Ceylan et Darjeeling, Albin Michel, 1990

Il existe également une série de documentaire France 2: http://www.francetvinfo.fr/economie/tendances/feuilleton-l-or-vert-de-ceylan-1-5_1156373.html

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