La Corée du Sud

Les amateurs de thés verts le savent; il y a un manichéisme fort entre thé chinois et japonais mais connaissez-vous les thés coréens? La Corée du Sud n’est clairement pas un pays avec une forte production et consommation de thé mais les faibles quantités produites sont toujours d’excellente qualité. Ces thés – excepté quelques lots produits dans la région de Hadong – exclusivement verts et récoltés au printemps sont principalement vendus à prix d’or en interne.

La présence du thé est attestée assez tôt dans le pays. L’arbre a été introduit au VIIe siècle par des moines de retours d’un voyage en Chine. Comme au Japon, le bouddhiste est un des principaux vecteur de la propagation du thé. Cette boissons était très prisées dans les sphères monastiques pour ses vertus stimulantes (mais non-exitantes) qui permettaient aux religieux des rester éveillé lors des longues session de méditation. La reine Seondeok (606-647), grande amatrice de se breuvage, serait à l’aune de sa consommation dans les hautes strates de la société coréenne.

Sous la dynastie Goryeo (918-1392), le thé fait partie intégrande de la vie des nobles. Certaines sources

historique relatent que le roi Tae Jo avait pour habitude d’en offrir à ses meilleurs généraux militaire ainsi qu’aux moines des temples bouddhiste. Ces derniers commenceront à ritualiser une cérémonie – Da do – où la boisson devient une offrande à Bouddha.

Au passage à la période Joseon (1392-1910), la famille Yi instaure le confucianisme comme religion d’état. Afin d’affirmer son pouvoir face au bouddhisme, le roi instaure une forte taxe sur le thé rendant les échanges compliqués et forçant les monastère a cesser la culture du théier. Seules quelques rares jardins subsistent dans des ères montagneuses et reculées. Cette période de régression ne prendra fin qu’à l’aube du XIXe siècle. Le moine Cho-ui Seonsa se fait l’avatar de la voie du thé (et donc du bouddhisme) mettant fin à des siècle de rigidité confucéenne. l’attrait pour le thé regagne la population coréenne.

En 1910, le pays tombe sous le joug nippon. C’est la fin des rituels du thé pour le commun du peuple. Le Cha Do ne survivra que dans la sphère monacale jusqu’en 1945.

Les zone des production en Corée sont au nombre de trois, toutes concentrée dans le sud de la péninsule.

  • La province du Gyeongsang du sud, principalement le village de Hadong sans le massif de Jirisan.
  • La province du Jeolla du sud, district de Boseong.
  • L’Île de Jeju dans le détroit de Corée.

 

Les thés – presque toujours verts -quant à eux se distinguent par la période et leur mode de manufacture:

  • Woojeon: première récolte, avant les pluies de printemps (avant le 20 avril). On récolte un bourgeons et une feuilles. Elles seront torsadées et fixées au wok.
  • Sejak: récolté après les pluies, une bourgeons et deux feuilles
  • Jeoncha: première récolte en avril avant ou après les pluies. Récolté avec le bourgeons et deux feuilles c’est le seul à être étuvé comme le sont les sencha.
  • Joongjak: deuxième récolte en juin.
  • Daejak: troisième récolte en juillet.

Notons une exception: les Jukro (noir) produit dans le village de Hadong.

Ces thés à la qualité exceptionnelle sont le plus souvent préparés en consommés – encore aujourd’hui- lors de cérémonies très raffinées et codifié proche du Sencha do. Les familles coréennes aisée y assiste au nouvel an ou en automne afin de faire des offrande aux esprits de leurs ancêtres.

2 commentaires

  1. Salut,
    Où est-ce que tu situerais les thés verts coréens par rapport à l’opposition thés verts chinois – verts japonais? Aussi bien au niveau de la méthode de production que des notes.
    Merci!

    1. Salut Bo888,

      Les thés coréens sont, d’un point de vue gustatif, juste entre le Japon et la Chine. Les cultivar utilisés sont souvent les même qu’en Chine mais la spécificité du territoire (déjà assez marin) et l’utilisation de méthode comme l’étuvage (comme au Japon, alors qu’en Chine on serait sur de la torréfaction à sec) assurent un « entre deux » assez marqué.

      Les thés coréen sont typé marin (iodés, fruit de mer, parfois poisson) mais on y retrouve aussi tout ce qui est typiquement chinois (légume cuit, minéralité, notes pyrogénée. Ce sont des thés avec une grande complexité aromatique.

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