Wenshan Bao Zhong Winter Tea – Taïwan Teacrafts

Il a y a peu, j’ai reçu ma commande Taïwan Teacrafts: une petite boîte contenant cinq échantillons de dix grammes des Oolong taïwanais ayant en commun d’être tous très aromatique. Pour débuter en douceur et parce qu’il fallait bien commencer par quelque part, j’ai choisi celui des cinq que je connaissait le mieux: Le Wenshan Bao Zhong.

Taïwan est sans conteste l’île aux Oolong. Depuis 1970, la consommation du pays est principalement tournée vers l’intérieur. Avec de fortes taxes sur les thés importés, des programmes d’études d’agronomie du thé financés par l’État pour les jeunes ainsi que des exposition/concours où les meilleurs thés sont récompensés; Taïwan pousse ses habitants à avoir grand intérêt pour leurs thés. Ainsi, 85% de leur production est consommée sur place.

Plus de la moitié du territoire de cette île se situe sous le tropique du Cancer à plus de 200m d’altitude. Les montagnes y sont légion et chaque région produit son thé signature. Nantou est célèbre pour ces thés en perles (Dong Ding) de Lu Gu et des monts Shan Lin Xi. Dans la région de la capitale Taipei, le village de Pinglin produit le célèbre BaoZhong. Plus à l’Ouest, dans le district de Hsin Zhu poussent les incontournable Oriental Beauty. Chia Yi, plus au sud, abrite le massif d’Ali Shan où sont manufacturé les Gao Shan Cha.

Revenons en à notre Bao Zhong! L’origine du nom (Bao Zhong 包种: emballé dans du papier) fait échos à l’époque où envoyé comme tribut aux empereurs de la dynastie Qing; les feuilles était emballées dans des feuilles de papier afin d’être protégées lors du voyage. Comme susmentionné, les Bao Zhong sont l’apanage du district de Taipei. Situé entre 250 et 650m d’altitude, sur les hauteurs des monts Wen (Wenshan), le petit village de Pinglin produit tous les ans un peu moins 700 tonnes de Bao Zhong.

Passons à la dégustation. J’ai choisi de procéder à la méthode Gong Fu Cha avec un gaïwan. L’eau est à 90 degrés, j’ai utilisé 5g de thé et effectué des infusions successives en commençant par 20 » et en augmentant de 5 » à chaque infusion.

Feuilles sèches:
très grandes feuilles torsadées. Elles sont vertes émeraudes avec des nuances plus claires. L’odeur est végétal cuit: artichaut, courgette, nuances florales, épicées et biscuit.

Infusion:
Feuilles vert plus clair. Le parfum est floral: fleur blanche et chèvrefeuille.

Liqueur:
Sa couleur est cristalline, vert pâle et son parfum minéral.
Saveur: amer au début puis très vite sucré. les notes sont: végétal cuit: épinard à la crème, fleurs blanche: jasmin, jacinthe, chèvrefeuille; épicé: poivre blanc et vanille; crème, lait. La texture est quant à elle onctueuse.

Profil organoleptique:
C’est un thé équilibré, je dirais même plus calibré à la perfection. La pointe d’amertume accompagne un temps les notes de légumes cuits qui se transforment rapidement en quelque chose de plus rond (c’est l’effet crème de la note épinards à la crème); et là c’est le sucré qui prend le relais avec les notes florales et crémeuses, le tout soutenu par la texture onctueuse. Par pics ont a de petites surprise avec les notes épicées qui viennent apporter de la complexité à ce bouquet.

Bilan:
Voici un thé qui – à mon sens – relève autant de la parfumerie que de la gastronomie. On dirait une composition élaborée avec soin. Lors de mes début dans le thé, j’ai bu énormément de Bao Zhong. Trouver l’équilibre parfait entre les notes florales qui peuvent rendre la liqueur trop entêtante et le pôle amer/poivré qui pousse l’astringence n’est pas chose aisée. C’est pourtant le cas pour ce thé qui mérite bien un 9/10.

 

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