Wu Yi Rou Gui 武夷肉桂

Continuons notre découverte des Oolong des rochers avec simple tout droit ramené de Chine! Parmi les fameux Yan Cha certains sont plus répendus, plus courants que d’autres. C’est le cas du Rou Gui 肉桂 ou Grand Cannelier.


Vous vous en doutez déjà, ce thé est nommé ainsi en raison des notes épicées qu’on lui trouve en tasse. C’est à plus de 650m d’altitude, sur les pans des monts Wuyi dans le Fujian que sont cultivés les théiers du cultivar éponyme Rou Gui. Ces arbres ont besoin des brumes qui nimbent constamment la région pour produire des feuilles enrichies en composés aromatiques et en chlorophylles. Ceux-ci assurent une liqueur riche en parfums. La cueillette du Rou Gui a ceci de particulier qu’elle ne se fait que quand le bourgeon est en dormance. Il n’y en a que quatre par an. Seules les deuxièmes et troisièmes feuilles sont prélevées.
La manufacture du Rou Gui demeure le fruit d’un artisanat précis. Celle-ci ne comporte pas moins de neuf étapes dont, en fin de cycle, quatre séchages/torréfactions successives avec entre chaque un intervalle d’une heure de refroidissement. C’est cette spécificité qui va conférer au Rou Gui sont parfum grillé si particulier.
Pour profiter au maximum de la dégustation d’un Rou Gui, il vaut mieux ne pas le consommer dans l’année qui suit sa confection. Mieux vaut attendre deux ou trois ans pour que le gout de feu s’efface pour laisser place à des notes fruitées.

Pour la dégustation j’ai procédé à la chinoise: en surveillant peu les paramètres pour mon Gong Fu Cha! J’ai versé l’intégralité du sachet (6g) dans un gaïwan et infusé avec une eau à 90°. J’ai effectué plusieurs infusion en démarrant par une vingtaine de seconde et en augmentant progressivement.

Feuilles sèches: Belles feuilles très noires entières et torsadées. Elles ont un parfum de feuilles mortes, pyrogèné et grillé.

Feuilles infusées: Les feuilles sont encore plus sombres et on pris des reflets rouges. L’odeur qui s’en dégage est grain de café torréfié.

Liqueur:  la couleur de la liqueur est d’un magnifique acajou. La saveur est sucrée (et un peu amer). Les notes sont: fruits acides type abricots, fleur d’oranger, épicé-cannelle, caramel très brun, biscuit, feuilles mortes, grain de café. La Texture est huileuse et épaisse.

Bilan: un seul mot pour ce thé: équilibre! Équilibre parfait entre le sucré et l’amertume pour les saveurs, équilibre entre les notes pyrogènées et celles fruitées/florales; le tout sur font d’une texture épaisse. On ne perçoit pas bien les successions entre notes de tête et notes de cœur; tout est parfaitement fondu. C’est un thé qu’il faut prendre le temps d’analyser et qui mérité réflexion. Il n’est pas à boire vite fait sur le pouce, il convient mieux à un long moment dégustation. Il vaut bien un 8/10.

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