Ryogôchi Sayama Shincha Ichibancha 2016 – Palais des thés

Dehors c’est le printemps: le soleil est au rendez-vous, le verdure réapparait partout mais dans nos tasses c’est toujours un peu l’hiver. Les primeurs se font attendre. L’an dernier, lorsque j’ai fait mes réserves de récoltes de printemps, j’avais prévu le coup en mettant de côte un peu de mes coups de cœur. Aujourd’hui, je ressors de mon « coffre fort » un beau cru japonais acheté chez Palais des Thés. C’est un Ichabancha (une première récolte) cultivé du côté de Ryogôchi dans la préfecture de Shizuoka sur l’île principale de Honshu issu d’un cultivar rare (1% de la production japonaise): le Sayama (un cultivar mis au point afin de résister particulièrement bien au froid qu’il fait en hiver à Shizuoka).
Il est conseillé sur l’étiquette de le préparer à 70° et de l’infuser 2 minutes. C’est à peu près ce que je vais faire. Je sors mon joli kyusu en terre cuite et l’infuse à la température indiquée trois fois successives (la première 2′, la seconde 1’30 » et la dernière 30 »).  J’utilise 5g car je suis seul à boire, je ne remplit donc le kyusu qu’avec une tasse à la fois.

Feuilles sèches:
Fines aiguilles vertes émeraudes, très luisantes. Parfum très fruité, nectarine, sucrée et légèrement floral.

Infusion:
Petites feuilles très vertes. La fragrance est végétale, chlorophylle, toujours fruitées nectarine.

Liqueur:
Première infusion: Doré et trouble. Saveur umami, puis amer et enfin sucrée. Notes fruitées – fruit exotique: jus de mangue avec un beau pôle sucrée. Puis végétal légume et floral. Texture veloutée.
deuxième infusion: saveur plutôt amer. Toujours de belles notes fruitées, peut être un peu moins mangue et plus nectarine, Agrume – pamplemousse rose, floral, début de notes iodées et marines. Toujours cette texture veloutée.
La troisième infusion est très sucrée dès l’attaque. On se situe entre les fruit tropicaux et la nectarine, il y a des notes plus évanescentes du type fleurs de printemps, puis un côté végétal, iodé, marin de plus en plus franc.

Profil organoleptique:
Magnifique accords entre les notes et les saveur. L’amertume fait échos aux notes agrume, le sucrée recréé l’impression d’un jus de mangue frais. La texture très veloutées vient corroborer cette impression de jus de fuit. En fin de bouche, des notes marines, iodées et végétales qui nous rappellent qu’on est sur un Ichibancha japonais.

Bilan:
C’est un thé qui fait voyager! Il transportent à Kyoto à la fin du printemps, lorsque les fleurs sur les arbres se transforment en fruits! Même si la « date de consommation » est dépassée pour un grand cru, ce thé offre encore de belles surprise. Il vaut amplement un 9/10.

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